Agitation persistante dans une dizaine d'universités contre la loi sur l'autonomie

Publié le par Collectif Alternatif Universitaire

Article de Luc Cédelle, paru dans le Monde.fr le 31 Octobre

    Bien que très minoritaire à ce jour, l'agitation se développe dans une partie du monde étudiant contre la "loi Pécresse" sur l'autonomie des universités, adoptée en août. Prônant la "convergence des luttes" avec les salariés, les militants et sympathisants de différents mouvements d'extrême gauche – SUD-étudiants, JCR (Jeunesse Communiste Revolutionnaire), FSE (Fédération syndicale étudiante) CNT (anarcho-syndicaliste) – ainsi que des "inorganisés" cherchent à propager le mot d'ordre d'"abrogation" de cette loi.
    Parallèlement, l'UNEF appelle les étudiants à se "mobiliser", mais surtout dans la perspective de la journée d'action des syndicats de la fonction publique le 20 novembre. L'organisation réclame en priorité des mesures sociales en faveur des étudiants ainsi qu'une amélioration des conditions d'études en licence.
    La journée du mardi 30 octobre a marqué le franchissement d'un cap. Dans une dizaine de sites universitaires, principalement de lettres et de sciences humaines, où des réunions s'étaient déjà tenues ces dernières semaines, de nouvelles assemblées générales ont eu lieu. Elles ont réuni plusieurs centaines de participants à la faculté parisienne de Tolbiac, à Toulouse-Le Mirail, Caen, Aix-en-Provence, Rouen, Reims et Nanterre.
    Aux cris de "Medef, la fac ne sera pas ton fief" ou "Du fric pour nos facs", des cortèges ont réuni de 200 à 300 personnes à Caen (Calvados), à Rouen (Seine-Maritime), Toulouse (Haute-Garonne) et Paris. Les grévistes ont mis en place des barrages filtrants aux entrées des universités à Rouen, Nanterre et Aix-en-Provence, où la faculté de lettres et sciences humaines a été fermée jusqu'à la fin de la semaine sur décision du président de l'université. A Paris, sur le site de Tolbiac, les grévistes ont bloqué l'entrée.
    Une "coordination" réunie les 27 et 28 octobre à Toulouse avait lancé un appel à "l'abrogation inconditionnelle et immédiate" de la loi LRU (liberté et responsabilité des universités), décrite comme un instrument de "démantèlement de l'enseignement supérieur" et de gestion des universités "comme des entreprises, sur des bases de rentabilité".
    Faisant état d'une "grogne qui monte", l'UNEF a appelé mardi les étudiants à "amplifier leur mobilisation" et à faire du 20 novembre la "journée du service public". La majorité des universités de province étant en vacances, la prochaine étape de cette amorce de mouvement étudiant est prévue à partir du lundi 5novembre. Interrogés sur le caractère minoritaire de leur action, des grévistes de Tolbiac répondaient mardi : "Sur le CPE, on avait démarré à 150."
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Publié dans QUE PASA

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G
Un blocage néccessaire ? Je voudrais rappeler à ceux de ma génération le scepticisme qui court dans les couloirs. Mettons en perspective notre formation universitaire. Licence 1, deuxieme semestre "bloqué" pas pour autant raté! Néanmoins personne ne me fera dire que l'enseignement fut de qualité après ce blocage. Licence 2, une année de campagne présidentielle, chargée en politique.... Une Licence 3, pour ceux qui n'ont pas perdu le cap, nouveau blocage ? Franchement, ça fait pas serieux. Je suis pourtant un milicien de la défence de nos droits étudiants et la lois de pécresse détruit la représentation étudiante et les filières non productives et "boulets" du système universitaire. De plus, la conjoncture économique, sociale, particulière d'un site universitaire ne pourra être gérée que par lui même ! Jussieu et son amiante aurait pu tuer la Fac, dans une vie percresse. C'est progressivement des coûts d'inscriptions suppléméntaires.... etc... Je ne suis pas pour cette reforme ! Mais je ne suis pas non plus pour la destruction de ma licence, à cause du blocage. Si l'experience d'une grêve à la fac est très formatrice, est ce que la reproduire pourrait être destructrice? Néanmoins je me mobiliserais d'autant plus pendant un blocage que maintenant. La légitimité ne remet pas en cause l'efficacité du blocage! La nécessité de détruire cette loi avant qu'elle detruise notre université est urgente ! que choisir ? j'hesite encore. En attendant mon AG, je bosse. Bye tout le monde!
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I
L'Université de Toulouse le Mirail sera bien bloquée ce mardi suite à l'assemblée générale qui  ne rassemblait que 400 personnes et non 800 comme l'annoncait la dépeche de liberation (dixit un militant de Sud étudiant du Mirail). Résultat des votes : 190 pour le blocus, 181contre. <br /> Il faut savoir que le vote fut effectué à main levée, que la présidence du Mirail a déjà publié un communiqué officiel condamnant le blocus et que les militants sont, pour le moment, peu nombreux mais motivés à entretenir le mouvement.
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I
Article de Libétoulouse daté du même jour : <br /> <br /> " Une assemblée générale de 800 étudiants a voté mardi le principe d’un blocage des lieux «à partir du mardi 6». Ce vote à une très courte majorité a été suivi par la décision d’organiser une manifestation pour le jeudi 8 novembre dans le cadre de la journée de protestation contre la loi Pécresse, lancée par la coordination nationale étudiante qui s’est tenue le week-end dernier à Toulouse.<br /> Les étudiants contestataires ont choisi aussi de participer à la manifestation interprofessionnelle du 20 novembre. <br /> Le souci a prévalu dans cette AG d’établir une commission étudiants-travailleurs pour rejoindre une «contestation générale» que lesdits étudiants croient voir se dessiner."<br />
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