Quand le département d'Histoire de l'Art touche le fond...
On sait que l’histoire de l’art (et la psycho) fait figure de mauvais élève parmi les sept départements Sciences Humaines et Arts de l’université : aucun enseignant n’est présent au conseil d’UFR et rare sont ceux qui siègent dans les différentes commissions (fiances, pédagogie, culturelle…). Mieux, les élections des représentants étudiants des licences et masters n’existent pas et les étudiants eux-mêmes sont, dans leur très grande majorité, loin de se préoccuper de ce qui se passe au sein de leur filière.
Mais cette année, plus que les autres années, le département d’Histoire de l’art a bien failli toucher le fond. Mais pourquoi donc me diriez-vous ? Petit retour en arrière. 10 Juillet 2007 : le conseil d’UFR alors réuni décide que chaque département SHA doit obligatoirement remettre les emplois du temps des licences et masters 1 le jour même de leur réunion de rentrée respective. Septembre arrive alors, la rentrée se passe à peu prés bien pour tout le monde, l’étudiant motivé pour cette rentré repart content avec l’emploi du temps que ses profs ont soigneusement préparé dés le mois d’Août, voire fin Juin. Enfin, pour presque tout le monde, puisque les historiens d’art, eux, -mais serait-ce la première fois qu’ils se sentiraient seuls ?- découvrent avec stupeur que leurs emploi du temps sont illogiques, bien mal organisés et il manque même des heures de cours. Et alors même que ces derniers ont déjà commencés depuis quelques jours, ces étudiants n’ont toujours pas un emploi du temps véritable. La palme revient à celui des Licences 1 qui est totalement incompréhensible. Certains étudiants avouent même être déjà découragés pour travailler.
Et notons que la conséquence de ce problème ma foi fort ennuyeux est le départ de la secrétaire du département ; après que tout le monde, profs comme étudiants, soit venu la harceler dans son bureau et la prenne comme coupable de ce joyeux bordel, elle décide donc de partir deux semaines. On demande à un étudiant de M1 de faire une sorte de remplacement trois jours par semaine au secrétariat…Tout va bien dans le meilleur des mondes.
Nous sommes alors fin Septembre et, enfin, une réunion exceptionnelle entre –certains – enseignants d’histoire de l’art a lieu ; ils décident, et c’est bien, de faire quelque chose. Serait est ce le signe d’un renouveau ? D’un changement ? D‘une prise de conscience ? Deux jours plus tard, les emplois du temps des L2, L3 et M1 sont arrangés et celui des L1 est totalement refait. Et on invite même une étudiante de M2 à le vérifier…
Cet incident de rentrée universitaire ne serait-il représentatif du fonctionnement et de l’organisation du département d’Histoire de l’art ? Et bien si, tout a fait. Bienvenue dans le monde merveilleux de ce département qui en déprime plus d’un.