Benoist Apparu à L'AEF: "il n'y aura pas de modification de la loi LRU"

Publié le par Collectif Alternatif Universitaire

Benoist Apparu (député Marne et rapporteur de la LRU) à L'AEF: "il n'y aura pas de modification de la loi LRU"

    "Je ne peux absolument pas assurer que le gouvernement consentira à octroyer une rallonge budgétaire et je ne peux pas prédire quelle sera la sortie de crise. 11 millions d'euros ont d'ores et déjà été attribués pour le logement universitaire et 5 millions pour les IUT. Il s'agit d'un effort. substantiel", déclare à L'AEF Benoist Apparu, député de la Marne et rapporteur de la loi LRU, en marge du débat sur l'autonomie des universités européennes qui s'est déroulé aujourd'hui vendredi 23 novembre 2007 au Salon de l'Éducation.
    Au sujet d'une éventuelle modification de la loi, il assure qu'Il n'y en aura pas "pour la bonne raison que la loi est votée". "Si on change quelque chose dans cette loi, cela signifie donc techniquement qu'il faut voter une nouvelle loi. Quoi qu'il en soit, je crois qu'un recul sur ce sujet serait un signal très négatif de retour en arrière", déclare-t-il.
    S'agissant des accusations de l'Unef sur l'aspect "en trompe l'oeil" du budget 2008 pour l'enseignement supérieur, Benoist Apparu répond que "certes une partie du budget est consacrée à l'immobilier". "Mais si cela n'était pas le cas, on nous dirait que les murs sont dans un état lamentable et qu'il est inadmissible qu'on ne fasse rien. Il est également vrai que le CIR (Crédit impôt recherche) prend une part importante du budget. Mais ce crédit permet de mieux travailler ensemble pour la recherche. Idem pour les 400 millions d'euros de remboursement de dettes de l'État. Même si on ne rajoute pas un milliard sur la table, on  rembourse quand même! Il faut bien que l'État paye ce qu'il doit", poursuit le député.
    "Je comprends qu'on se dise qu'il faudrait un milliard pour la vie étudiante exclusivement. Mais il faut prendre en compte les efforts déjà réalisés. Le problème aujourd'hui c'est que le milliard d'euros, les étudiants ne le voient pas tout simplement parce que le temps budgétaire n'est pas le même que le temps civil", ajoute-t-il.
    Enfin, interrogé sur les 5 millions supplémentaires accordés par amendement à l'enseignement supérieur privé, Benoist Apparu estime que "sur le fond, c'est probablement une bonne chose" même si une telle rallonge "n'est pas ce qui est de plus judicieux dans le contexte actuel. "On aurait pu se passer de ça", conclut-il sur ce point, précisant qu'il ne s'agit pas de 5 millions "en plus" mais pris sur un autre budget.

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Publié dans QUE PASA

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