Valérie Pecresse nous parle....
Ce qui change à partir du 1er Janvier 2008
"A compter du 1er janvier 2008, une partie de la réforme des bourses pour les étudiants, prévoyant une revalorisation de 4,5% du 6ème échelon de bourse et l’octroi de bourses de mérite, sera mise en oeuvre. Deux nouvelles mesures concernant le travail étudiant et la Jeune Entreprise Universitaire, deviennent également effectives" nous affirme notre chère ministre sur le site officiel nouvelleuniveristé.gouv.fr. Un effet d'annonce sans réelles suites, des réformes à la saveur placebo?
Mise en oeuvre d’une partie de la réforme des bourses pour les étudiants
- - Revalorisation de 4,5 % du 6ème échelon de bourse, qui concerne les 100.000 étudiants les plus défavorisés, après une revalorisation de 2.5 % en septembre 2007. Cet échelon aura ainsi progressé de 7.2 % entre le 1er janvier 2007 et le 1er janvier 2008, pour atteindre un montant annuel de 3921 euros. La création d'un sixième échelon n'est pas un moindre mal mais la mesure ne règle pas les problèmes inhérents au système des bourses. D'une part, les critères d'attribution sont toujours aussi contestables. D'autre part, la très grande majorité des étudiants qui se situent dans l'échelon O et 1 sont mis de coté et sont bien souvent dans une grande précarité.
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- - Bourses de mérite : versement d’une bourse de 200 Euros par mois pour les étudiants boursiers et lauréats à la fin de la licence en juin 2007 (c’est-à-dire les 5 % premiers de chaque licence) et poursuivant un cursus master dans l’enseignement supérieur. En janvier 2008, près de 2.500 étudiants en première année de master seront concernés. La politique de la carotte a de beaux jours devant elle et suit la logique du plan licence, augmenter la réussite. Néanmoins, le problème du soutien des doctorants est toujours mis de coté...Pour rappel, les bourses du CROUS s'arretent à partir du doctorat et les bourses nationales et régionales sont très limitées (1 bourse nationale/an et en moyenne 3 bourses régionales/an pour l'UFR SHA qui rassemble huit départements...).
Nouvelles mesures
- - Travail étudiant : mise en place dans le courant du mois de janvier 2008 de contrats étudiants en priorité pour les étudiants les moins favorisés (étudiants boursiers) pour des fonctions liées à l’accueil des nouveaux étudiants, à l’animation de la vie des établissements et aux activités d’aide à l’insertion professionnelle (assistance et accompagnement des étudiants handicapés, tutorat, … etc.). Les contrats seront conclus pour une période maximale de 12 mois sans excéder un mi-temps entre le septembre et le 30 juin et un temps plein entre le juillet et le 31 août. Le montant de la rémunération de l’étudiant sera au moins égale au . ( septembre et le 30 juin et un temps plein entre le juillet et le 31 août. Le montant de la rémunération de l’étudiant sera au moins égale au . (consulter décrets concernant le travail étudiant). C'est beau mais cela s'appelle faire du neuf avec du vieux. Le travail étudiant est déjà largement usité dans les UFR à travers le monitorat, le tutorat. Pour information, l’étudiant employé devra aménager son emploi du temps en fonction de la formation suivie et sous condition d’assiduité aux cours et examens. Dans les faits, une absence à trois cours consécutifs ou à un examen entraîne le licenciement de l'étudiant par l'université sous 15 jours. Nous voilà rassurés...
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- - Jeune Entreprise Universitaire (J.E.U.) : ce statut accorde des avantages fiscaux à une jeune entreprise universitaire créée par un étudiant ou un membre d’un établissement d’enseignement supérieur pour valoriser les travaux des recherches qui y sont effectuées. Elle doit être dirigée ou détenue directement à 10 % au moins par un étudiant, une personne titulaire d’un master ou d’un doctorat depuis moins de cinq ans, ou par une personne exerçant des activités d’enseignement ou de recherche. Ces entreprises bénéficient de nombreux allègements fiscaux, identiques à ceux de la jeune entreprise innovante, comprenant notamment l’exonération des charges patronales sur les salaires des personnes affectées aux projets de et l’exonération totale d’impôt sur les bénéfices pour les trois premiers exercices bénéficiaires. Promouvoir la création d'entreprise est une chose mais la mise à mal du CNRS au profit de l'ANR (subvention des projets au détriment des structures de recherches) ne peut que remettre en cause la recherche libre. La notion de rentabilité est clairement énoncée dans la mesure et ouvre la voie à la recherche "d'experts", productive, adaptée et destinée au marché.
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