Le collectif sauvons la recherche

Publié le par Collectif Alternatif Universitaire


-La survie de la recherche française-

-et l’avenir du pays-

-sont entre vos mains ! -

-Sauvons la recherche, 4 ans de combats-


Fin 2003, le gouvernement Raffarin-Sarkozy annonce des coupes dans les crédits de la recherche et la suppression de 550 postes de chercheurs.

En janvier 2004,150 chercheurs lancent un appel pour « sauver la recherche ».

En mars, 75 000 personnels de la recherche et 250 000 citoyens ont signé cet appel ; création de l’association Sauvons la recherche, qui regroupe des chercheurs d’horizons scientifiques, syndicaux et politiques variés.

En avril, le gouvernement est obligé de reculer.

En octobre, réunion des États généraux de la Recherche à Grenoble, à la suite desquels, en novembre, un rapport officiel est remis au ministre François Fillon (premier ministre pressenti par Nicolas Sarkozy aujourd'hui).

Après avoir laissé pourrir la situation, le gouvernement Villepin-Sarkozy impose en 2006 un « Pacte pour la recherche » qui va à l’encontre des propositions de la communauté et met en danger l'indépendance et l'efficacité de la recherche française. Lors de la discussion à l’Assemblée nationale, les propositions de SLR sont soutenues par des députés du PCF, des Verts, du PS et de l’UDF. L’UMP, présidée par Nicolas Sarkozy, et le gouvernement s’opposent à ces propositions.

En 2007, SLR formule des propositions en direction des candidats et les interroge sur leurs intentions

(réponses de 7 candidats et comparatif Bayrou/Royal/Sarkozy sur : http://recherche-en-danger.apinc.org).

Le 30 avril 2007, au vu des projets des deux candidats encore en lice, SLR lance un appel solennel, en présence de figures de la recherche française : « Pour sauver la recherche et l’université, utilisez aussi votre bulletin de vote ».

-Nicolas Sarkozy : un bilan à charge…-


En 2006, le « Pacte pour la recherche » du gouvernement Villepin-Sarkozy, c’est :


  • la programmation en stagnation des moyens de la recherche publique,

  • la création de structures bureaucratiques pilotées par le gouvernement,

  • une part grandissante des financements de court terme,

  • l’absence de perspective stable donnée aux jeunes chercheurs,

  • des subventions publiques massives à la recherche privée sans évaluation des retombées.

La droite est cohérente avec la politique qu’elle a menée lorsqu’elle était au pouvoir au cours des 25 dernières années. Le chiffrage global qu’en proposait il y a peu la prestigieuse revue internationale Nature est édifiant (Nature, 19/04/07, p. 854).

-… un projet qui s’obstine dans l’erreur…-


Il propose d’amplifier la logique du « Pacte pour la recherche » :

  • généralisation du financement par projet, ce qui signifie donner la priorité à une recherche à court terme sur des thématiques que le gouvernement croit les plus rentables, au risque de passer à côté des grandes avancées scientifiques à venir et de sacrifier des disciplines sans applications industrielles, mais pourtant essentielles pour l’intelligence du monde dans lequel nous vivons.

  • Création de contrats de cinq ans pour les docteurs, sans engagement sur des emplois permanents, ce qui dissuadera les meilleurs étudiants de s’engager dans une carrière scientifique trop peu reconnue.

  • Sa conception de l’autonomie des universités, en associant directement l’entreprise à la gouvernance et au financement des universités, ne peut qu’accroître les inégalités territoriales et la sélection sociale au détriment de l’autonomie réelle des universités et de la recherche.

  • accroissement des moyens des universités, mais pas pour la recherche. Pour lui, le CNRS comme l’INSERM, qui ont joué un rôle essentiel dans le développement de la recherche française, ne seront plus que des agences de moyens sans politique scientifique propre.


- Nicolas Sarkozy :« Je me méfie de cette attitude qui consiste à rechercher pour tout acte, aussi mauvais soit-il, des explications, pour le justifier. Certes, il existe certains déterminismes et des inégalités de condition. Mais rien n'excuse, à mes yeux, l'antisémitisme ou le viol d'une fillette. »

- Michel Onfray : « Nous sommes d'accord. Mais expliquer, ce n'est pas excuser. Par exemple, beaucoup d'historiens ont travaillé sur l'Allemagne des années 1930, sur la montée du nazisme, sur la mise en place d'une mécanique génocidaire. Ces historiens ne peuvent pas être accusés de complaisance envers l'horreur des camps, ni de justification. »

- Nicolas Sarkozy :« Qu'un grand peuple démocratique participe par son vote à la folie nazie, c'est une énigme. Il y a beaucoup de nations à travers le monde qui traversent des crises sociales, monétaires, politiques, et qui n'inventent pas la solution finale ni ne décrètent l'extermination d'une race. Mieux vaut admettre qu'il y a là une part de mystère irréductible plutôt que de rechercher des causes rationnelles. » (Philosophie Magazine, dialogue avec Michel Onfray, mars 2007).


Pour comprendre notre histoire et la société dans laquelle nous vivons, histoire et sociologie ne serviraient à rien !!!


- Nicolas Sarkozy :« J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. ».

(Philosophie Magazine, dialogue avec Michel Onfray, mars 2007).


Ce à quoi le généticien Axel Kahn répond : « La vision d’un gène commandant un comportement complexe tels que ceux conduisant à l’agressivité, à la violence, à la délinquance, à la dépression profonde avec dérive suicidaire, est ridicule et fausse. (…) La responsabilité d’un candidat à de hautes fonctions de dirigeant de notre société est de militer en faveur d’un monde plus sûr, même pour les plus fragiles ; et non pas de s’exonérer par avance de ses échecs en les mettant sur le compte de la perversité des gènes. » Axel Kahn, Marianne, 31/03/07


- 20 Minutes : « Si je veux faire littérature ancienne, je devrai financer mes études ? »

- Nicolas Sarkozy : « Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. Les universités auront davantage d’argent pour créer des filières dans l’informatique, dans les mathématiques, dans les sciences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable mais l’État doit se préoccuper d’abord de la réussite professionnelle des jeunes. » (20 Minutes, édition du 15/04/07)

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Publié dans QUE PASA

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