quatre étudiants de Montpellier 2 en grève de la faim contre la LRU
MONTPELLIER, 19 déc 2007 (AFP) - Quatre étudiants de l’université de Montpellier 2 (Sciences) poursuivaient mercredi, pour le dixième jour consécutif, une grève de la faim dans le cadre de leur lutte contre la loi Pécresse sur les universités, a constaté un journaliste de l’AFP.
Ces quatre étudiants ont entamé leur action dans la mesure où "les autres modes d’action, conventionnels - blocage, grève - n’ont pas marché", a expliqué à l’AFP un des grévistes de la faim, Thomas, 20 ans. Cette action "nous est apparue comme une solution radicale" pour obtenir l’abrogation de la loi sur l’autonomie des universités, a ajouté cet étudiant en deuxième année de licence de physique.
Ils qualifient leur action de "pacifique" face au "gouvernement qui emploie la matraque" pour faire libérer les sites occupés. La grève de la faim se poursuit dans un des amphis de la faculté des Sciences, occupé par le comité de mobilisation.
La fin de l’occupation a toutefois été décidée mercredi soir, après une rencontre avec la présidence de l’université, qui a demandé aux étudiants de quitter les lieux jeudi soir. Selon un membre du comité, interrogé par l’AFP, la présidence a déclaré qu’elle "emploierait les moyens nécessaires pour parvenir à l’évacuation" de l’amphi, déclaration interprétée comme une menace de faire intervenir les forces de l’ordre.
La présidence de l’université, contactée par l’AFP, a démenti avoir proféré une telle menace. Elle "s’oppose à ce que les étudiants continuent d’occuper l’amphithéâtre pendant les vacances de Noël pour des questions d’hygiène et de sécurité et leur a demandé de libérer l’amphi jeudi à 18H00", a-t-elle déclaré. Les grévistes de la faim sont suivis quotidiennement par le médecin et l’infirmière de l’université. "Leur état de santé, dans ces circonstances, se maintient", avait fait savoir mardi la présidence.